INTERVIEW DE JAMEL BOUTAGRA, NOUVEAU HEAD COACH DU PUC 1

Jamel revient sur scène !

Fin décembre, le club apprenait que son directeur technique et Head Coach de l’équipe première de Baseball Kieran Mattison s’envolait vers les Etats-Unis pour vivre une nouvelle aventure comme coach dans l’organisation des Pirates de Pittsburgh.

Kieran "Coach K" Mattison en MLB, il a fallu réagir vite. Résultat : un comeback de première classe. 20ans après avoir quitté le club en tant que joueur, Jamel Boutagra est le nouvel entraîneur du PUC 1. L’ex-international, médaillé de bronze à l’Euro 1999, revient en tant que manager. Un poste qu’il a déjà occupé en D1 à Toulouse et Sénart.
Naturellement, nous avons demandé au nouveau coach ses premières impressions :

Te souviens-tu de ton dernier match avec le PUC ?

Oui, très bien. C’était en septembre 1994. Le match 4 des finales du championnat contre Montpellier. C’était la deuxième finale gagnée par les Barracudas sous l’ère Hamilton (NDLR :Greg Hamilton ancien coach de Montpellier, passé depuis par Team Canada). Monsieur Yoshida était déjà parti du club, et nous sentions la fin d’une longue période de domination du PUC. L’année d’après, l’équipe a complètement changé. Savigny sur Orge allait devenir leader jusqu’à la fin des années 90.

Qu’est-ce qui t’as donné envie de revenir cette année ?

Je pensais bien reprendre mais je ne savais pas quand. On en avait déjà parlé avec le président Olivier Dubaut la saison dernière, mais je voulais prendre un peu de recul. L’occasion s’est représentée cette année. Les objectifs du club étaient très intéressants, les conditions étaient bonnes. Après une réorganisation familiale, j’ai donné mon accord à Olivier.

Le défi est relevé. L’équipe progresse chaque année (demi-finale en 2013, finale en 2014) et en juin, la Coupe d’Europe face à plusieurs cadors. Serein ?

Je serais serein après avoir pris mes marques, et quand l’effectif sera au complet avec quelques bonnes surprises je l’espère. On a quatre objectifs dans la saison et la coupe d’Europe reste un des plus difficile à relever. Cependant, j’ai hâte d’y être et de voir les joueurs se confronter au meilleur niveau européen.

Tu as vu jouer le PUC l’an dernier. Dans quel domaine penses-tu pouvoir aider l’équipe à progresser ?

Je pense que l’équipe de l’an dernier et celle de cette année seront différentes. J’attends d’avoir l’effectif au complet (d’ici 2 à 3 semaines) pour me faire une idée et essayer d’apporter ce qu’il manque. Je vais quand même profiter de l’élan que Kieran a permis de prendre au groupe les deux dernières saisons.

Comme joueur tu as eu une carrière très riche. Tu as joué dans les meilleurs clubs français, mais aussi à l’étranger (États-Unis, Japon). Quel style de manager es-tu ?

J’ai rencontré des gens extraordinaires dans ce milieu. Il y a trois pays qui m’influencent : le Japon, les États-Unis et Cuba. Le baseball véhicule des valeurs qui vous construisent et vous suivent tout au long de votre vie. J’ai appris ça sur le terrain mais aussi en vivant au quotidien avec ces gens de cultures différentes. Le baseball Cubain est magique et très instinctif. Aux États-Unis, le talent, les qualité naturelles sont plus souvent mises en avant. Alors qu’au Japon, le travail compense les qualités qu’on trouve chez les deux autres. Je pense qu’en France, nous devons nous rapprocher du baseball Japonais. En tout cas, c’est comme ça que j’ai été formé et que je conçois ce sport.

Connais-tu les joueurs de ton effectif ?

Quasiment. En tant qu’ancien manager de Sénart, j’ai du affronté le PUC au moins une dizaine de fois. J’étais très attentif aux stats des joueurs. Après, comme dans chaque équipes, il y a les piliers que tous les coachs du championnat connaissent bien. Nous sommes en retard sur le recrutement des imports, mais nous commençons à avoir une liste intéressante. Notre choix sera défini d’ici 2 à 3 semaines.

Quels sont justement tes objectifs de recrutement ? Le PUC a perdu plusieurs éléments clés (Larry Infante, Kieran Mattison… ).

Il nous faut un SS, un 3B/C et éventuellement un lanceur.

Une saison 2015 réussie, ça ressemblerait à quoi ?

C’est d’atteindre nos objectifs. Le résultat est important mais j’aimerais qu’on se dise à la fin de la saison qu’on a surtout tout fait pour être les meilleurs.

L’INFO EN PLUS

Jamel Boutagra, le joueur

Jamel a été un des meilleurs joueurs français de sa génération. Joueur polyvalent, c’est au poste de catcher qu’il a le plus brillé. Excellent en défense, mais encore plus à l’aise en attaque. Rapide, puissant, Jamel a été un casse tête pour de nombreux lanceurs.

Son coup de bâton a permis à la France de remporter la médaille de bronze à l’Euro 1999. En 2003, il a montré qu’il avait le niveau pour rivaliser avec les meilleurs joueurs du monde. Il termine avec une moyenne hallucinante de 500.AVG (8 pour 16, 4 BB, 4 RBI, 2 doubles et 1 HR) aux championnats du monde de Cuba.